Placement d’argent au Québec en 2026 : les meilleures options

Les CPG à taux progressifs affichent parfois un rendement inférieur à celui promis par certaines banques en ligne, malgré une sécurité équivalente. Des institutions moins connues, mais encadrées par l’Autorité des marchés financiers, proposent en 2026 des taux qui dépassent ceux des grandes banques traditionnelles. L’assurance-dépôts demeure plafonnée à 100 000 $, ce qui limite les stratégies d’optimisation lorsque le portefeuille dépasse ce seuil. Les conditions liées au rachat anticipé varient fortement selon l’émetteur, influençant la liquidité réelle du placement. Comparer chaque critère devient fondamental pour obtenir un équilibre entre rentabilité, sécurité et flexibilité.

Les CPG au Québec en 2026 : sécurité, fonctionnement et tendances

Le certificat de placement garanti, souvent désigné par CPG, s’impose encore cette année comme l’un des piliers du placement garanti au Québec. Son principe demeure inchangé : votre capital reste intact, le rendement est annoncé d’avance, et le risque de perte demeure quasi inexistant. La protection offerte par la société d’assurance-dépôts du Canada couvre la plupart des CPG jusqu’à 100 000 dollars par institution et par déposant. Ce filet de sécurité rassure, surtout lorsque les marchés tanguent.

Pour 2026, les taux d’intérêt se situent généralement entre 4,2 % et 4,6 % pour les placements de deux à cinq ans, d’après les chiffres des grands acteurs comme la banque nationale. La durée du placement influence directement le taux offert : plus l’échéance s’étend, plus le rendement progresse. Avec la hausse des prix, certains établissements ont mis au point des CPG indexés sur l’inflation, histoire de préserver le pouvoir d’achat. Côté fiscalité, rien ne change : les intérêts gagnés sont imposés chaque année où ils sont encaissés, même si leur valeur réelle reste parfois modeste.

Voici les caractéristiques à garder en tête si vous envisagez ce type de placement :

  • Capital garanti, sans compromis
  • Rendement fixe ou ajusté selon l’indexation
  • Assurance-dépôts limitée à 100 000 $ par institution
  • Imposition annuelle des intérêts (sauf si le CPG est détenu dans un CELI ou un REER)

La gestion des CPG convient surtout à une stratégie à moyen terme. Leur manque de liquidité, avant échéance, peut toutefois limiter la marge de manœuvre. Pour celles et ceux qui recherchent la prévisibilité et la tranquillité d’esprit, ce placement trouve naturellement sa place, particulièrement dans un contexte incertain où la stabilité prend le pas sur la prise de risque.

Quels CPG offrent les meilleurs rendements et conditions cette année ?

En 2026, les CPG se déclinent sous des formes variées. Les taux garantis évoluent à la hausse, stimulés par une inflation persistante et une concurrence vive entre institutions financières. Certains établissements, tel la banque nationale, affichent des CPG taux à 4,45 % sur cinq ans, soit un peu au-dessus de la moyenne du marché. Ce niveau attire les investisseurs prudents, soucieux de stabilité et d’un rendement fiable.

Les CPG à taux variable obéissent à une logique distincte : leur rendement dépend d’un indice de référence, souvent le taux préférentiel. Pour l’heure, ils peinent à battre les CPG à taux fixe, mais restent prisés de ceux qui misent sur une hausse durable des taux directeurs.

Il existe plusieurs manières d’optimiser la fiscalité des CPG, notamment grâce au REER (régime enregistré d’épargne-retraite) ou au CELI (compte d’épargne libre d’impôt). Ces enveloppes protègent les intérêts de l’impôt ou le reportent à plus tard, offrant un levier appréciable, surtout sur du long terme. Il faut toutefois garder en tête le plafond cotisation annuel, qui limite l’espace disponible.

Voici les principaux types de CPG à considérer cette année :

  • CPG à taux fixe : rendement de 3,8 % à 4,5 %, selon l’institution et la durée
  • CPG à taux variable : rendement lié aux taux préférentiels, donc fluctuant
  • CPG enregistrés : fiscalité allégée via REER ou CELI

La flexibilité change selon les produits : certains CPG acceptent les retraits avant terme, d’autres non. Prendre le temps d’examiner la rentabilité, le régime fiscal et les conditions de retrait permet d’identifier les meilleurs placements du moment.

Jeune femme professionnelle utilise une tablette en terrasse à Québec

Faire le bon choix : conseils pour sélectionner le CPG adapté à vos objectifs financiers

Choisir un certificat de placement garanti demande plus qu’un simple regard sur le taux affiché. Commencez par analyser votre horizon de placement : si un besoin de liquidité se profile à court terme, les placements longs, bien que plus rentables, risquent de vous bloquer.

Votre profil d’investisseur compte tout autant. Une stratégie équilibrée combine volontiers un CPG pour la stabilité et, à côté, un FNB ou un autre placement à risque modéré pour dynamiser la performance globale. Le choix d’un CELI protège les intérêts des impôts, tandis que le REER permet de reporter l’imposition à plus tard, souvent à une période où le taux d’imposition sera plus bas.

La question de la liquidité est incontournable : selon l’établissement, certains CPG acceptent des retraits partiels, d’autres imposent une immobilisation stricte. Prêtez aussi attention aux frais minimes ou inexistants, notamment auprès d’acteurs comme Banque Nationale Courtage, afin de limiter l’impact sur votre rendement.

Pour vous aider à comparer les options, voici un tableau récapitulatif des critères à étudier en priorité :

Critère Impact sur le choix
Durée Flexibilité, rendement potentiel
Profil d’investisseur Répartition sécurité/dynamisme
Abri fiscal Optimisation fiscale via CELI/REER
Liquidité Accès anticipé aux fonds

Le placement garanti s’impose comme une base solide, que l’on peut compléter, par exemple, avec un régime d’études REEE pour préparer l’avenir des enfants. Tout se joue dans l’équilibre entre rendement, sécurité et fiscalité. Reste à chacun de composer la formule qui lui ressemble, sans céder à la routine ni aux promesses sans fondement. Parce qu’au Québec, investir, c’est aussi choisir son tempo.

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